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face à une cinquantaine de cas de cancer, le maire d’Halluin demande des analyses

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face à une cinquantaine de cas de cancer, le maire d'Halluin demande des analyses
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Jean-Claude Destailleur, maire d’Halluin, souhaite qu’un registre des cancers soit lancé ainsi que des analyses du lait maternel.

Un nombre de malades du cancer anormalement élevé dans la commune nordiste d’Halluin. Le maire, Jean-Claude Destailleur, a récemment été interpellé “par de très nombreuses personnes connues par un cancer, notamment des personnes jeunes, parfois des jeunes filles”, explique-t-il ce jeudi sur l’antenne de BFM Grand Lille.

Un médecin spécialiste, gastro-entérologue, a également contacté le maire la semaine dernière après avoir “noté parmi sa patientèle, sur les communes de Neuville, Roncq et Halluin, un nombre anormalement élevé de cancer”.

Une cinquantaine de cas

Selon Jean-Claude Destailleur, “une cinquantaine de personnes sont référencées” comme souffrantes d’un cancer au sein de la commune. Pour autant, le maire appelle “à la mesure” face à cette situation et a pris contact avec l’Agence régionale de santé (ARS) pour réaliser une étude épidémiologique et demander l’ouverture d’un registre des cancers.

“C’est simplement un ressenti que nous avons, il nous faut un outil statistique fiable”, poursuit-il alors que l’ARS doit le recontacter “d’ici une quinzaine de jours”.

“Il y a deux cas de figure. Soit Halluin est dans la moyenne métropolitaine, dans ce cas-là, ça sera rassurant. Si par contre, nos sentiments devaient être avérés et si on arrivait à une conclusion que le nombre de cancer était plus élevé dans notre commune que sur le reste de la Métropole, cela impliquerait une étude approfondie et de véritables investigations pour voir l’origine”, détaille Jean-Claude Destailleur.

Des polluants dans l’air

Le maire d’Halluin émet plusieurs hypothèses pouvant expliquer le développement de cas de cancers plus de nombreux dans sa commune. “Nous connaissons certains lieux qui sont des lieux polluants”, affirme-t-il rappelant qu’une entreprise classée Seveso a récemment fermé ses portes.

La présence du centre de valorisation énergétique sur la commune est également évoquée concernant l’émission de polluants. “L’ancien incinérateur d’Halluin émettait de fortes quantités de dioxine dont le caractère cancérogène est avéré”, rappelle Jean-Claude Destailleur en ajoutant que le nouveau centre qui a remplacé l’incinérateur “émet beaucoup moins de polluants”.

Pour autant, il souligne que “l’incinérateur brûle 350.000 tonnes de déchets par an” donc “il y a des questions légitimes qui apparaissent”, note-t-il en ne voulant “porter aucune accusation sur aucune structure”.

Des analyses du lait maternel

“Il est jugé urgent de prendre ce problème à bras-le-corps”, lance le maire d’Halluin qui souhaite aussi que des analyses du lait maternel soient réalisées sur la commune.

“Nous devrions mettre en place une série d’analyse du lait maternel. Ceci n’a jamais été fait”, indique le maire d’Halluin au micro de BFM Grand Lille.

Jean-Claude Destailleur se remémore la pollution aux dioxines liée à l’ancien incinérateur qui avait entraîné l’abattage d’un “cheptel de bovins” situé à proximité parce que “le lait des vaches n’était pas propre à la consommation”.

L’association Halluin 3R rappelle, sur son site internet, que les “rejets atmosphériques” de l’ancien incinérateur “ont pollué fortement les terres agricoles environnantes, destinées essentiellement à l’élevage bovin”. Depuis, les terres environnantes, autour du nouveau centre de valorisation énergétique, restent “en friche encore aujourd’hui”.

Vincent Vieillard et Amaury Tremblay

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