Advertisement

Nouvelles

François Bayrou voit arriver « la crise la plus grave que la France ait connue depuis la guerre »

Advertisement

François Bayrou voit arriver « la crise la plus grave que la France ait connue depuis la guerre »
Written by admin

Advertisement

« Je ne crois pas qu’une telle crise puisse être dépassée sans un immense effort national. Ou l’idée même d’un effort national semble souvent s’être effacée», affirme François Bayrou.

Le président du MoDem François Bayrou estime, dans un entretien au Indiquer publié mercredi 24 août, que la France «va vers la crise la plus grave» qu’elle ait connue «depuis la guerre», et qui ne pourra être surmontée «sans un immense effort national».

Cette prise de parole intervient le jour du Conseil des ministres de rentrée, au cours accompagnant Emmanuel Macron une nouvelle fois insisté sur la gravité des enjeux face à la «série de crises graves» sur le plan mondial, du conflit en Ukraine au dérèglement climatique.

« Effort national d’effacement »

«Mon sentiment profond est que nous allons vers la crise la plus grave que la France ait connue depuis la guerre», «peut-être pire même que la guerre d’Algérie» (1954-1962), estime François Bayrou au Indiquer. «Je ne crois pas qu’une telle crise puisse être surmontée sans un immense effort national. Ou l’idée même d’un effort national semble souvent s’être effacée», juge le responsable centriste, également Haut-Commissaire au Plan.

«J’ai parfois l’impression que le monde politique lui-même ne se rend pas compte de ce qui vient, vu les hurlements et les insultes qui polluent les débats à l’Assemblée nationale», juge le patron du MoDem, allié au parti présidentiel au sein d’une majorité relative à l’Assemblée. Sur le plan international, François Bayrou cite le conflit en Ukraine, le risque de crise alimentaire notamment en Afrique, les tensions raciales aux États-Unis, la situation en Chine ou encore les élections en Italie, où la cheffe du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia Giorgia Meloni est en tête des sondages en vue des législatives du 25 septembre.

“Nécessité d’une mutation”

Il évoque également les problématiques liées à la transition énergétique, la «très forte inflation» et la question du «déséquilibre de nos finances“, ne le faites pas “plus personne dans l’opinion publique ne paraît avoir vraiment conscience». Emmanuel Macron, assure François Bayrou, «n’éludera aucune des questions cruciales de notre avenir». «Il se situe d’avantage dans la question du moyen et du long terme que dans la gestion de l’immédiat».

François Bayrou réaffirme par ailleurs le rôle «politique, plus indépendant et à l’initiative» que doit avoir selon lui le premier ministre dans cette nouvelle configuration politique, comme il l’avait fait au lendemain des législatives, ce qui avait été perçu comme une critique du profil d’Élisabeth Borne. «Je crois qu’Élisabeth Borne, intelligente et volontaire, l’a comprise et qu’elle expérimente la nécessité de cette mutation», at-il dit.


À VOIR AUSSI – Guerre en Ukraine: la troisième guerre mondiale est «une vraie menace», estime François Bayrou

Advertisement

About the author

admin

Leave a Comment