SANTÉ

Hautes-Pyrénées : un cas de dengue autochtone détecté ce week-end à Andrest

Hautes-Pyrénées : un cas de dengue autochtone détecté ce week-end à Andrest
Written by admin

La dengue est une maladie infectieuse, transmise par les moustiques dans les régions tropicales. Un cas autochtone, c’est-à-dire que le malade ne s’est pas rendu sous les Tropiques, a été détecté à Andrest dans les Hautes-Pyrénées.

Les moustiques sont une plaie, leurs piqûres provoquant des démangeaisons désagréables, chacun le sait, surtout dans notre département, colonisé par la fameuse moustique tigre. Mais, la nature n’étant jamais à court d’une mauvaise idée, les moustiques peuvent transmettre des maladies, comme la fièvre jaune, le chikungunya, le paludisme ou le virus Zika. Et la dengue, qui nous intéresse aujourd’hui. D’ordinaire, ces maladies virales se contractent dans les régions tropicales.
Mais dans le cas qui vient d’être détecté, la personne infectée ne s’est pas rendue dans une zone où ces virus circulent. C’est ce que l’on appelle un virus autochtone. Pour autant, le virus n’est pas arrivé ici comme par magie. Il y a eu une contamination préalable, une autre personne a contracté la maladie, transmise par un moustique, vraisemblablement dans une région tropicale, et est revenue en France, plus précisément à Andrest. « Oui, c’est ce que l’on appelle un cas importé, décelé il y a deux semaines », confie Louis Dintrans, le maire d’Andrest. Là, elle s’est faite piquer par une moustique « saine », qui a lui-même été contaminée et qui a infecté un autre habitant d’Andrest chez qui la maladie a été décelée. Une première démoustication, nommée à l’entreprise spécialisée Altopictus, a eu lieu dans le quartier où habite la première personne contaminée, il y a une quinzaine.

Massifs de démoustication

L’état de santé des deux personnes infectées n’inspire toutefois pas d’inquiétude selon l’ARS. Mais maintenant, il s’agit de rompre la chaîne de contamination. Car la maladie ne se transmet pas directement d’homme à homme, encore heureux, il faut un vecteur, le moustique, et en particulier celui qui a été infecté et qui a pu infecter d’autres personnes. Qui seront-elles mêmes piquées par d’autres moustiques sains qui deviendront porteurs de la maladie, qu’ils pourront transmettre à leur tour et ainsi de suite.

L’important est donc de casser cette chaîne infernale. « Très vite, dès que le cas a été confirmé, nous avons pris la décision de lancer une nouvelle opération de démoustication du village, toujours par Altopictus, pour casser la chaîne de contamination », détaille Manon Mordelet, directrice de l’ARS 65. « Cette opération a été réalisée dans la nuit de dimanche à lundi. Dans le même temps, nous avons distribué des tracts dans toutes les boîtes aux lettres du village, pour inviter la population à se protéger des moustiques et à consulter en cas de symptômes. Et puis jeudi, nous procédons en place une vaste opération de porte-à-porte avec des agents de l’Agence Régionale de Santé et de Santé Publique France auprès des habitants du village, pour rappeler les consignes de protection et inviter à consulter en cas de doute. »
Louis Dintrans, le maire d’Andrest a été avisé par les responsables d’Altopictus. « Ils étaient contenus, ils ont pu traiter les secteurs voulus et ont pu entrer chez les gens au besoin. Et il y aura certainement une troisième opération, pour assainir définitivement le village. »


Quels symptômes et comment se protéger ?

Les symptômes ressemblent plus ou moins à ceux d’une grippe, d’ailleurs la dengue est aussi appelée « grippe tropicale », à savoir une forte fièvre (> à 38,5°), des douleurs articulaires et musculaires, des céphalées, qui ne sont généralement pas accompagnées de toux et de difficultés respiratoires, contrairement à une grippe « classique ».

Généralement, les effets sont relativement bénins, bien que handicapants, mais peuvent entraîner des complications assez graves chez les personnes âgées ou en faiblesse. Comme la transmission se fait via un moustique, l’idéal est donc de se protéger de leurs piqûres. Pour cela, il existe des répulsifs, il est aussi conseillé des vêtements amples et de couleur claire. Et bien sûr, le mieux est d’éliminer la source, le moustique tigre, dont on sait qu’il est peu mobile, il ne vole que dans un rayon de 150 mètres autour de son lieu de naissance. Conclusion, il faut éviter tous les points d’eau stagnante, même les plus petits (gouttières, pots de fleurs) pour éviter sa reproduction et sa prolifération.

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