SANTÉ

La télévision augmente le risque de démence

La télévision augmente le risque de démence
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On le sait, la sédentarité favorise et accélère l’apparition de démences telles, comme la maladie d’Alzheimer. Alors, imaginez ce que cela provoque sur votre cerveau de l’anesthésier devant la télévision, sans bouger. Des chercheurs de l’Université d’Arizona se sont posés la question de savoir si la télévision et l’ordinateur ont le même impact. Ces derniers se sont appuyés sur les données de 146.000 individus de plus de 60 ans, sur douze années en moyenne. Ces derniers indiqueraient s’ils considéraient peu, moyennement ou beaucoup la télévision, à quelle fréquence et s’ils utilisaient un ordinateur, en plus de leur niveau d’activité physique.

3507 Les personnes ont développé une démence, syndrome qui se définit par une dégradation de la mémoire, du raisonnement, du comportement et de la capacité à réaliser des activités quotidiennes. Tous ces syndromes ne sont pas normaux lors du vieillissement. D’après les chercheurs, le risque d’apparition de démence augmente de 28 % chez les plus grands consommateurs de télévision. Chez les adeptes de l’ordinateur, la probabilité de démence recule de 30 % dans les tiers d’utilisateurs les plus assidus. « Nos résultats révèlent que le risque de démence n’est pas associé avec le temps passé assis en soi, mais avec la nature ou le contexte de l’activité sédentaire », peut-on lire.

Cerveau capital

« Ordinateur et télévision n’induisent pas la même stimulation cérébrale », précise Philippe Amouyel, professeur de santé publique au CHU de Lille et directeur de la Fondation Alzheimer, auprès du Figaro. Sur un ordinateur, nous avons le plus souvent des activités qui demandent une participation intellectuelle active. Devant la télévision, nous sommes passifs. « Quand on conseille au public de limiter le temps d’écran, il ne s’agit pas de les bannir tous, mais plutôt de voir ce qui est fait avec ».

« L’être humain atteint le maximum de son développement cérébral vers 20 ans. Son cerveau compte alors entre 80 et 100 milliards de neurones, et ce nombre ne varie presque plus le restant de sa vie. En revanche, les connexions entre ces neurones peuvent être améliorées et se renouveler pour répondre à des besoins : c’est ce qu’on appelle la plasticité cérébrale », explique encore le professeur nouveau. « C’est pour cette raison que le cerveau doit être stimulé. Tout ce qui nous sort de notre zone de confort est bénéfique au cerveau. C’est pourquoi il m’arrive de conseiller à des patients âgés de se saisir des outils informatiques, car, pour eux, cela va nécessiter un effort d’apprentissage vertueux », découvert-il.

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