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l’OTAN appelle à la « retenue » et se dit prête à intervenir

l'OTAN appelle à la « retenue » et se dit prête à intervenir
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Les tensions diplomatiques entre la Serbie et le Kosovo ne redescendent pas. Après les violences qui ont éclaté à la frontière fin juillet, une nouvelle tentative de concertation aura lieu jeudi à Bruxelles dans le cadre du dialogue Belgrade-Pristina facilité par l’Union européenne depuis 2011. Avant la rencontre, le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, appelé les dirigeants serbes et kosovars à « empêcher une nouvelle escalade ».

« J’appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à éviter la violence », a déclaré M. Stoltenberg devant la presse. Il a averti que la force de maintien de la paix de l’OTAN au Kosovo (KFOR) était « prête à intervenir si la stabilité était menacée »afin d’assurer « la liberté de mouvement pour tous les habitants » de l’ancienne province serbe.

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Le secrétaire général de l’Alliance s’est entretenu avec le président serbe, Aleksandar Vucic, puis avec le premier ministre kosovar, Albin Kurti, à deux semaines de l’entrée en vigueur des nouvelles règles administratives et frontalières imposées par Pristina.

Invoquant un principe de « réciprocité », le Kosovo prévoit d’imposer des permis de séjour temporaires aux personnes entrant dans le pays avec une carte d’identité serbe, et d’exiger que les Serbes présentent dans le pays remplacent les plaques d’immatriculation serbes de leurs véhicules par des plaques de la République du Kosovo. Sous pression américaine, le Kosovo avait accepté de reporter la mise en œuvre de ces mesures au 1euh Septembre.

Ces nouvelles règles ont exercé un nouvel épisode de fortes tensions fin juillet dans le nord du Kosovo, où la minorité serbe les qualifie de vexatoires.

« D’accord sur pratiquement aucun point »

A la veille des nouvelles concertations, Jens Stoltenberg a appelé les deux dirigeants « à faire preuve de souplesse et à être constructif ». M. Vucic a cependant dit à la presse s’attendre à des « discussions difficiles ». « Nous ne sommes d’accord sur aucun point »at-il prévenu.

« Cela ne dépend pas de moi (…). Il y a une nouvelle génération de jeunes [Serbes] au Kosovo qui ne tolérera pas cette situation, qui ne voudront pas endurer la terreur, qui ne verra pas le Kosovo comme un Etat indépendant mais comme un territoire de Serbie, en accord avec le droit international »at-il argumenté.

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Belgrade n’a jamais reconnu l’indépendance proclamée par le Kosovo en 2008, une décennie après une guerre sanglante qui a fait 13 000 morts, en majorité des Kosovars albanais. Depuis, la région est le théâtre de frictions épisodiques. Les quelque 120 000 Serbes du Kosovo, dont un tiers vivent dans le nord du territoire, ne reconnaissent pas l’autorité de Pristina et restent fidèles à Belgrade.

« La police et l’armée serbes n’ont à aucun moment franchi » la frontière avec le Kosovo lors des incidents de juillet, un assuré Aleksandar Vucic, accusateur Pristina d’« avoir menti sur ce point comme sur tout le reste depuis cent quatre-vingts jours, en invoquant une attaque (…) qui n’a et n’aura jamais lieu ».

Pristina s’était dit convaincu que la Serbie profiterait du contexte de l’invasion russe de l’Ukraine pour lancer une offensive contre le Kosovo. Belgrade, qui entretient de bonnes relations avec Moscou, a démenti farouchement, se déclarant « un pays militairement neutre, ne s’aligne sur aucun bloc ».

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« Les Kosovars ont toutes les raisons de se montrer vigilants face à l’attitude destructrice de notre voisin »a répliqué Albin Kurti lors d’une conférence de presse distincte. « D’un côté, vous avez l’État démocratique du Kosovo, avec sa police professionnelle. De l’autre, des structures serbes illégales transformées en gangs criminels, qui érigent des barricades » dans le nord du pays, a dénoncé le premier ministre kosovar.

Le Monde avec AFP

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