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Mais qu’est-ce qu’allait faire Bernard Werber dans « Les Traîtres » sur M6 ?

Mais qu'est-ce qu'allait faire Bernard Werber dans « Les Traîtres » sur M6 ?
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Dans un jeu de téléréalité impliquant des célébrités, qui s’attend-on à trouver ? D’ex-sportifs, des humoristes, des comédiens, une ancienne Miss France, des stars des réseaux sociaux…, c’est une évidence. Tous ces profils (David Douillet, Camille Lacourt, Alex Ramirès, Natoo, Martin Lamotte, Elsa Esnoult, Delphine Wespiser, Just Riadh…) sont ainsi au casting des Traîtres, lancé ce mercredi, à 21h10, sur M6. En revanche, parmi les quatorze personnalités prêtes à dégainer leurs stratégies plus ou moins solides, on n’aurait pas imaginé voir un auteur de best-sellers.

Bernard Werber est pourtant de la partie. Celui qui, à bientôt 61 ans, est l’un des écrivains français les plus lus au monde – 20 millions d’exemplaires délivrés rien que pour Les Fourmis –, est plutôt habitué à cultiver la discrétion. Le découvrir en joueur cathodique a de quoi surprendre. Il le reconnaît, il a « longtemps hésité » avant de dire oui. « Mon entourage me disait de ne pas y aller, que j’allais me ridiculiser, perdre toute payée », at-il désigné début juillet lors d’une table ronde à laquelle 20 minutes une partie pris.

« J’ai une confiance totale en mon ami Eric Antoine »

« On m’avait déjà proposé des émissions similaires. Ce qui m’a décidé d’accepter cette fois-ci, c’est que j’ai une confiance totale en mon ami Eric Antoine. Qu’il en soit l’animateur a changé la donne », explique Bernard Werber. Le regrette-t-il aujourd’hui ? « J’ai vu un premier montage. Je ne me rends pas compte, j’attends de voir la réaction de mon entourage pour savoir quoi en penser. »

« Il ne s’est pas ridiculisé, vraiment. Il a été un grand joueur, assure Eric Antoine. J’avais très envie que Bernard soit dans l’émission. La première fois que j’ai joué à ce genre de jeu, c’était chez lui. J’ai fait deux parties en lui disant que la prochaine fois, ce serait moi le maître du jeu. Voilà, c’est fait. »

Le jeu de société dont il parle, c’est Le loup-garou de Thiercelieux auquel cas Les Traîtres ressemble dans les grandes lignes, mais en version grandeur nature, dans un château auvergnat avec des conciliabules au milieu de la nuit. La compétition commence lorsque les quatorze candidats s’associent autour de la table et fermentent les yeux. D’une bande discrète sur l’épaule, Eric Antoine sait à trois d’entre eux qu’ils sont désignés pour être les « traîtres ». Les onze autres sont les « fidèles ».

Chaque soir, les traîtres se réunissent en secret et se mettent d’accord pour éliminer un « loyal »… qui ne paraîtra pas le lendemain au petit-déjeuner. Ils devront aussi veiller à ne pas être démasqués et éliminés par les autres participants. Car tous les joueurs, « traîtres » compris, sont régulièrement invités à voter contre ceux qu’ils soupçonnent de jouer en double jeu… Stratégie, bluff et sens de la déduction sont donc les maîtres mots de l’émission.

« Une zone de grand inconfort »

« Je pense que l’aventure commence quand on est en dehors de sa zone de confort, là, j’étais dans une zone de grand inconfort et c’était excitant ! », résume Bernard Werber. At-il été désigné pour être traître ? Ne comptez pas sur nous pour le révéler. Ce que l’on peut vous dire, en revanche, c’est que lorsque Eric Antoine s’est entretenu en tête à tête avec chacun des candidats et leur a demandé si cela les amuserait de faire partie des traîtres, l’écrivain a été le seul à répondre non. « Je lui ai dit qu’il a pu me l’imposer malgré tout, précise Bernard Werber. Je ne sais réellement pas mentir. C’est un bug de la vie. Et puis, c’est plus excitant de chercher les coupables que d’être un coupable et d’essayer de se planquer. »

Déformation professionnelle, Bernard Werber n’a pas pu s’empêcher d’observer le cours du jeu à travers son prisme d’auteur. « Il y a une montée dramatique, un climax, un moment de suspense extraordinaire, que la production n’a pas pu anticiper ni organiser. C’est une ligne impeccable de narration, avec des coups de théâtre, de l’imprévisible, avance-t-il. Quand on écrit un suspense, on est en cours avec le lecteur. L’écrivain doit aller là où n’avait pas prévu le lecteur. Si la personne qui a allumé un deviné qui est l’assassin, ça ne fonctionne pas. Bon, dans l’émission, le public sait qui sont les assassins [les “traîtres”] mais il ne sait pas comment ils vont être démasqués, ni s’ils le seront. » Décidément, même en faisant la promotion d’une émission, Bernard Werber sait nous tenir en haleine…

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