SANTÉ

Nouvelle variante de méningite : contagiosité, risques, traitement… tout ce qu’il faut savoir

Nouvelle variante de méningite : contagiosité, risques, traitement... tout ce qu'il faut savoir
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Une campagne de vaccination sans précédent vient de s’ouvrir en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle vise tout particulièrement les jeunes de 16 à 24 ans et les enfants de 0 à 2 ans, à la suite de l’émergence d’une variante de méningocoque B qui a infecté une douzaine de personnes en quelques mois et provoqué un décès.

Pas moins de 56 000 personnes, adolescents, jeunes adultes et jeunes parents, ont reçu ou vont recevoir dans les prochains jours un courrier de l’Agence régionale de santé d’Auvergne-Rhône-Alpes, les incitant à se rapprocher de leur médecin traitant pour se faire vacciner contre le méningocoque B.

Points communs de ces populations : elles résidentes dans les secteurs de Chambéry et de l’Est lyonnais, où une douzaine de cas (dont un mortel) ont été détectés en quelques mois, les deux derniers fin juillet. Et elles font partie des populations à risque exposées par l’ARS. Aux parents des enfants de 0 à 2 ans, l’Agence demande de “s’assurer que leur enfant a été vacciné, conformément aux nouvelles recommandations de la Haute autorité de santé (HAS)”. Ce vaccin est en effet recommandé depuis cette année, et ne fait pas partie des vaccins obligatoires.

Quant aux adolescents et jeunes adultes de 16 à 24 ans, ils appartiennent à la tranche d’âge des personnes infectées par le nouveau variant du méningocoque B, qui ne serait ni plus contagieux ni plus contaminant que les précédents, et qui serait bien couvert par les vaccins ciblant des souches pathogènes du sérogroupe B. Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Une bactérie présente dans la gorge

Le méningocoque B est en fait une bactérie normalement présente dans la gorge et le nez d’un grand nombre de personnes. Elle peut se transmettre par voie aérienne ou par la salive, ce qui nécessite un contact proche (moins d’un mètre) et prolongé (au moins une heure) avec un malade ou un porteur sain. Le plus souvent, rappelle le ministère de la Santé, les méningocoques n’entraînent pas de maladies particulières. “Mais dans certains cas, ils peuvent provoquer des maladies très graves”.

On parle ainsi de méningite lorsque le méningocoque infecte le liquide et les membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Et de septicémie à méningocoque quand il se dissémine dans l’ensemble de l’organisme. Il provoque alors “une infection généralisée du sang et de différents organes”. C’est une urgence vitale.

Traitement antibiotique

Fièvre, maux de tête importants souvent accompagnés de vomissements, sont les principaux symptômes d’une infection invasive à méningocoque. “La personne malade peut également avoir des troubles de la conscience, une couleur du visage pâle voire grise, de la faciliter en plus de la fièvre et des vomissements, une intolérance à la lumière ou au bruit, une raideur de la nuque, des courbatures importantes, une grande fatigue, une importante somnolence, des paralysies oculaires ou encore des convulsions ».

L’apparition rapide d’une ou plusieurs taches rouges ou violacées sur le corps est un signe de gravité qui nécessite le transfert en urgence à l’hôpital. “La gravité et le risque d’évolution rapide des infections à méningocoques imposent la mise en place d’un traitement antibiotique le plus rapidement possible”, explique l’Institut Pasteur. Celui-ci s’effectue par voie intraveineuse et est normalement pendant 4-7 jours.

Quant à la prévention, elle passe essentiellement par la vaccination “chez les sujets à risque et dans des situations spécifiques (cas groupés et épidémies)”. Soit la situation actuellement en cours en région Auvergne-Rhône-Alpes.

A noter : dans le cadre de cette campagne, le vaccin contre le méningocoque B est remboursé à 100 %. La vaccination compte une première injection et un rappel avec un délai d’au moins un mois entre les deux injections.

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