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Une attaque du Hezbollah contre Karish pourrait mener à une guerre, prévient Israël

Une attaque du Hezbollah contre Karish pourrait mener à une guerre, prévient Israël
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Une attaque du Hezbollah contre le champion gazier de Karish, en Méditerranée orientale, pourrait mener à une nouvelle guerre entre le mouvement chiite libanais et l’État hébreu, a prévenu lundi 22 août le ministre désigné de la Défense Benny Gantz.

Le Liban et Israël, deux pays voisins également en état de guerre, mènent des négociations par l’intermédiaire de Washington pour régler un différend frontalier et lever les obstacles à la prospection d’hydrocarbures.

« Zone contestée »

Des tensions ont surgi en juin avec l’arrivée d’un navire sur le champ offshore de Karish – situé selon Beyrouth dans les eaux contestées – qui devait commencer à l’exploiter pour le compte d’Israël. Le Hezbollah, puissant mouvement armé qui domine depuis la vie politique au Liban, a mis en garde à plusieurs reprises Israël contre toute activité dans le champ. Et début juillet, l’armée a intercepté des drones non armés envoyés par le Hezbollah vers Karish.

«Le gouvernement a dit clairement que le gisement de Karish était situé au sud de la zone contestée, il n’y a pas eu de débat à ce sujet. Et le gisement alimenté (du gaz naturel) lorsqu’il sera prêt à produire», a déclaré lundi Benny Gantz dans une interview à la radio 103 FM. «L’État d’Israël est à la fois prêt à protéger ses actifs et prêt à arriver à un accord avec le gouvernement libanais via la médiation américaine sur le gisement de Sidon», un autre champ nommé Qana par les Libanais, a ajouté Benny Gantz.

“Escalade” militaire

«Je crois que dans le futur, il y aura deux plateformes gazières, une de notre côté, une du leur. Et j’espère que nous n’aurons pas à passer par un nouveau round d’affrontements avant cela», a ajouté le ministre. Interrogé sur la possibilité qu’une attaque du Hezbollah contre un «champ gazier récompensé» peut mener à une «escalader» militaire, voire une «guerre», le ministre a répondu par l’affirmative. «Oui, car cela pourrait engendrer une réaction, conduire à plusieurs jours de combats et à une campagne militaire. Nous sommes forts et préparés à ce scénario, mais nous n’en voulons pas», a déclaré Benny Gantz.*

Initialement, les négociations portaient sur une zone de 860 km2, conformément aux revendications libanaises enregistrées auprès de l’ONU en 2011. Mais le Liban a ensuite réclamé un droit supplémentaire sur 1430 km2, qui comprend une partie du champ de Karish. Pour Israël, ce champ se trouve dans sa zone économique exclusive (ZEE) reconnue par l’ONU.

À VOIR AUSSI – Le chef du Hezbollah affirme que le Liban a «commencé à fabriquer des drones»

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