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une étudiante condamnée à 34 ans de prison pour des tweets, notamment en faveur des droits des femmes

une étudiante condamnée à 34 ans de prison pour des tweets, notamment en faveur des droits des femmes
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L’organisation de défense des droits humains ALQST, basée à Londres, a dénoncé dans un communiqué « la plus longue peine d’emprisonnement jamais infligée par les autorités saoudiennes à un militant pacifique ».

Un tribunal saoudien a condamné Salma Al-Chehab, une étudiante, à une peine de trente-quatre ans de prison d’une interdiction de quitter son pays pour une durée similaire après sa sortie de détention assortie, selon un document judiciaire consulté par l’ Agence France-Presse mercredi 17 août. Crime fils ? « Avoir fourni de l’aide à ceux qui cherchent à troubler l’ordre public et à diffuser des informations fausses et malveillantes »fr « écrivant et publiant des tweets » sur son compte personnel.

Avec environ 2 600 abonnés sur Twitter, Salma Al-Chehab, âgée de 34 ans, relayait régulièrement des messages en faveur des droits des femmes dans le royaume ultraconservateur.

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Selon le Le gardien, il s’agit essentiellement de retweets de messages de dissidents saoudiens appelant à la libération de prisonniers politiques. Le quotidien britannique relève que l’étudiante semble notamment soutenir Loujain Al-Hathloul, emprisonnée plusieurs années pour avoir milité pour le droit des femmes à conduire. Twitter n’a pas commenté l’affaire.

Contestation possible devant la Cour suprême

Doctorante en médecine dentaire à l’université de Leeds en Angleterre et mère de deux enfants, Salma Al-Chehab avait été arrêtée en janvier 2021 alors qu’elle était en vacances en Arabie saoudite.

En juin 2022, un tribunal l’avait condamnée en première instance à six ans de prison, dont trois avec sursis, une peine alourdie par le jugement rendu le 9 août. Le jugement en appel peut être contesté dans les trente jours devant la Cour suprême.

Sous la houlette du prince héritier Mohammed Ben Salmane, l’Arabie saoudite a donné de nouveaux droits aux femmes, comme celui de conduire ou de voyager seule. Le royaume est cependant régulièrement épinglé par des ONG pour de graves violations des droits humains, notamment sa répression contre les dissidents politiques et militants féministes.

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Le Monde avec AFP

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